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Travaux et rénovation

Comment installer des panneaux solaires en copropriété ?

Mis à jour le 15/07/20267 min de lecture

Panneaux solaires installés sur le toit d'un immeuble résidentiel

Étapes, décisions à faire voter en assemblée générale et points à vérifier avant de lancer un projet photovoltaïque sur un immeuble en copropriété.

Pourquoi le sujet arrive de plus en plus souvent en assemblée générale

La hausse du coût de l'électricité des parties communes (ascenseur, éclairage, ventilation, parking) pousse de nombreux conseils syndicaux à étudier une production d'électricité sur site. Une installation photovoltaïque en toiture peut couvrir tout ou partie de cette consommation collective, le surplus pouvant être revendu.

Un projet solaire reste toutefois un projet de travaux sur les parties communes : il suppose une étude préalable sérieuse, un chiffrage et une décision votée en assemblée générale. Le syndic joue un rôle central pour préparer les devis, inscrire la question à l'ordre du jour et suivre le chantier.

Étape 1 : vérifier la faisabilité technique

Avant tout chiffrage, il faut s'assurer que la toiture peut accueillir l'installation. Les points examinés par un bureau d'études ou un installateur qualifié sont généralement les suivants :

  • état et âge de la toiture ou du toit-terrasse, et compatibilité avec une pose en surimposition ou lestée
  • capacité structurelle du bâtiment à supporter le poids des modules
  • orientation, inclinaison et ombrages portés par les bâtiments voisins ou la végétation
  • surface réellement exploitable une fois déduits les édicules techniques, cheminées et zones de circulation
  • présence d'un local technique et possibilité de tirer les câbles jusqu'au tableau des communs

Étape 2 : vérifier les contraintes d'urbanisme

Une installation en toiture modifie l'aspect extérieur du bâtiment. Une déclaration préalable de travaux est en principe déposée en mairie, et les règles locales d'urbanisme peuvent imposer des contraintes supplémentaires. En secteur protégé ou aux abords d'un monument historique, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France peut être requis.

Ces vérifications se font en amont du vote : une résolution adoptée sur un projet techniquement irréalisable fait perdre plusieurs mois à la copropriété.

Étape 3 : choisir le modèle d'exploitation

Trois grandes options sont généralement étudiées, chacune avec des conséquences financières et contractuelles différentes :

  • autoconsommation collective ou consommation des parties communes, avec revente éventuelle du surplus
  • revente totale de la production à un acheteur, l'installation étant financée par la copropriété
  • mise à disposition de la toiture à un tiers investisseur qui finance et exploite l'installation, la copropriété percevant un loyer

Étape 4 : faire voter le projet en assemblée générale

Les travaux sur les parties communes et la mise à disposition de la toiture relèvent d'une décision d'assemblée générale. La règle de majorité applicable dépend de la nature exacte du projet et du type de contrat envisagé : il est prudent de faire préciser ce point par le syndic, en s'appuyant sur les textes en vigueur, avant l'envoi de la convocation.

En pratique, le conseil syndical demande au syndic d'inscrire à l'ordre du jour les devis comparables, le mode de financement retenu et, le cas échéant, le projet de contrat. Les documents doivent être joints à la convocation pour que le vote soit valablement préparé.

Les règles de majorité et le fonctionnement de l'assemblée générale sont décrits sur le site officiel de l'administration française : service-public.fr.

Étape 5 : financement, raccordement et suivi

Une fois le projet voté, le syndic engage le prestataire, suit l'échéancier d'appels de fonds et pilote les démarches de raccordement auprès du gestionnaire de réseau. Des aides publiques peuvent exister selon la configuration du projet et la période ; leur montant doit être vérifié au moment du dépôt du dossier plutôt qu'estimé de mémoire.

La qualité du suivi dépend beaucoup du syndic : réactivité, tenue des délais, contrôle des factures et information du conseil syndical. Un projet de ce type est souvent l'occasion de vérifier si la gestion actuelle est à la hauteur, et le cas échéant de mettre le contrat de syndic en concurrence.

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